
Histoire de Provence x Djiango, le parfum devient portrait
On me demande souvent si je peins seulement sur aluminium. La réponse tient dans un flacon. Avec Histoire de Provence, une maison de parfum installée à Grasse, j'ai peint un portrait sur un flacon de parfum d'ambiance d'un litre. Une œuvre qu'on regarde, et qu'on sent. Je vous raconte comment elle est née et ce qu'elle contient.
Grasse, la ville du parfum
Grasse, c'est à une heure de mon atelier de Nice, et c'est la capitale mondiale du parfum. Histoire de Provence y a son siège et y façonne ses créations à la main. Notre collaboration s'inscrit entre 2025 et 2026, et l'idée m'a plu tout de suite : sortir le portrait du cadre et le poser sur un objet que l'on garde chez soi, au quotidien.
C'est une phrase que j'aime beaucoup : certaines œuvres quittent le cadre pour devenir architecture lorsqu'elles rencontrent un lieu. Ici, le lieu, c'est un flacon.

Les fleurs du Pays de Grasse. © Histoire de Provence
Un portrait sur verre, rehaussé d'or
L'œuvre est un flacon d'un litre, en technique mixte : peinture sur verre et feuille d'or, pour 30 × 20 cm. Sur le verre, j'ai peint un visage, construit comme je construis tous mes portraits : par plans, par touches, avec des aplats de couleur qui se répondent.
Peindre sur du verre, ce n'est pas peindre sur du métal. Le verre est transparent : la lumière passe à travers le portrait au lieu de rebondir dessus, et le flacon change d'allure selon l'endroit où on le pose. J'ai gardé ce que j'aime dans l'aluminium, le dialogue entre la matière et la couleur, mais avec une matière qui laisse passer le jour.

Un coffret peint, lui aussi
Le flacon ne voyage pas seul. Il est présenté dans un coffret en bois, peint et rehaussé d'or lui aussi, de 30 × 40 × 16 cm. Pour moi, le coffret fait partie de l'œuvre : c'est le premier moment, celui où on l'ouvre et où on découvre le portrait.

Le coffret signé. © Histoire de Provence
Une œuvre que l'on choisit à l'odeur
C'est ce que je trouve le plus beau dans ce projet. La personne qui acquiert l'œuvre reçoit d'abord un coffret découverte des parfums uniques d'Histoire de Provence. Elle les sent, elle les compare, et c'est elle qui choisit le parfum qui remplira le flacon.
Selon ce choix, la maison fournit ensuite une recharge d'un litre du parfum choisi et dix bâtonnets de 60 cm à placer dans le flacon. Le portrait devient alors un diffuseur : il parfume la pièce où il se trouve. Chaque exemplaire est donc un peu différent, parce que chaque collectionneur y met son propre parfum.

Le parfum est composé à Grasse. © Histoire de Provence
C'est la même idée que dans mes commandes personnalisées : une œuvre qui raconte quelque chose de la personne qui la reçoit.
Ce que dit la maison
Sur sa page consacrée à notre collaboration, Histoire de Provence me présente comme un peintre français installé entre Nice et Paris, qui s'appuie sur sa formation d'architecte pour créer des portraits structurés, sensibles et lumineux. La maison cite aussi ma série « Just a Touch of Love », une exploration de la tendresse et de la force intérieure, où chaque visage devient une architecture émotionnelle.
C'est exactement ce que j'ai voulu mettre dans ce flacon. Si vous voulez savoir d'où vient cette façon de construire un visage, je raconte mon parcours, de Penninghen à l'École Spéciale d'Architecture, dans l'histoire de l'artiste.
La feuille d'or, un fil conducteur
La feuille d'or revient dans beaucoup de mes œuvres. Sur aluminium, elle accroche la lumière et réchauffe le gris du métal. Sur verre, elle joue avec la transparence. C'est un geste lent, précis, qui demande de la patience : on pose la feuille, on la lisse, on retire le surplus. Vous retrouvez cette matière dans mes œuvres signatures.
Les collaborations, une autre façon de peindre
Histoire de Provence n'est pas ma première collaboration avec une maison. Avec Matara, j'ai travaillé sur des bijoux, la collection Matara x Djiango. Avec l'Hôtel Métropole Monte-Carlo, le portrait est devenu une expérience proposée aux clients de l'hôtel, que je raconte dans Your Portrait by Métropole.
À chaque fois, c'est le même défi : garder mon écriture, mes plans, mes couleurs, mon or, et l'adapter à l'univers d'une autre maison. Le parfum m'a appris quelque chose de nouveau : une œuvre peut aussi se vivre les yeux fermés.
Voir le flacon et en parler
Pour connaître la disponibilité du flacon Histoire de Provence x Djiango, le voir de près, ou si vous avez un projet de collaboration avec votre maison, votre hôtel ou votre marque, écrivez-moi depuis la page contact. Je vous réponds personnellement.
Et pour suivre ce qui se passe en ce moment, passez par l'atelier : c'est là que je partage les événements et les projets en cours.
English summary
With Histoire de Provence, a fine home fragrance house from Grasse, the world capital of perfume, I painted a portrait on a one-litre glass bottle, enhanced with gold leaf and presented in a painted wooden case. The collector first receives a discovery set of the house's fragrances and chooses the scent that will fill the bottle; a one-litre refill and ten reeds turn the portrait into a diffuser. A work you look at, and one you breathe in. To ask about availability or a collaboration, contact me.


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