
Live painting au We Connect Festival
Il y a des soirs où l'on ne peint pas seulement un tableau : on peint un moment. Le jeudi 15 octobre 2026, j'étais présent comme artiste à la toute première édition du We Connect Festival, à la Solenzara Beach de Roquebrune-Cap-Martin. De 17 heures à minuit, au milieu de la musique et des rencontres, j'ai fait ce que j'aime le plus après l'atelier : peindre en direct, devant vous, sans filet.
Un festival où le business rencontre la musique
Le We Connect Festival se présente comme le premier festival de musique en France pensé pour les entrepreneurs, avec une devise qui dit tout : « Where business meets music ». Des chefs d'entreprise, des créateurs, des curieux, une plage de la Riviera et des sons qui montent avec la nuit. Pour une première édition, l'énergie était là, et j'ai été heureux d'y apporter un peu de couleur.
Mon rôle était simple à dire et intense à vivre : arriver devant une surface vide et repartir avec une œuvre, pendant que la soirée se déroule tout autour. Je ne prépare jamais tout à l'avance. J'ai une intention, une palette, des bleus que j'aime, et le reste se construit avec l'ambiance du lieu.

Peindre devant le public, sans revenir en arrière
En live, chaque geste compte. Il n'y a pas de deuxième essai, pas de pause café pour prendre du recul pendant une heure. Le public s'approche, pose des questions, revient voir où en est le tableau entre deux morceaux. Certains restent de longues minutes à regarder le pinceau. C'est cette proximité qui me porte : l'œuvre se nourrit des regards.
Ce soir-là, j'ai travaillé de grands aplats de bleu et de blanc, relevés de touches dorées qui accrochaient la lumière. Sur une surface qui reflète, la peinture change à chaque pas que l'on fait : le tableau n'est jamais tout à fait le même selon l'endroit d'où on le regarde.
Merci aux organisateurs pour leur confiance. C'était un vrai plaisir d'avoir participé à cette première, et j'espère que ce n'est que le début.
Le bleu, ma couleur de scène
Ce n'est pas un hasard si le bleu domine mes lives. C'est la couleur qui me suit depuis longtemps, celle de la Méditerranée qui m'entoure à Nice et celle de mes portraits les plus forts. Je vous en parlais déjà dans l'article consacré à l'exposition BLUE et mes portraits bleus sur aluminium.
Une semaine avant le festival, le 8 octobre au soir, je m'étais d'ailleurs échauffé avec un autre live painting à Nice, sur la Promenade des Anglais. Cette fois, la feuille réfléchissante était posée à plat sur un sol en bois, une petite lampe à mes pieds, et j'ai peint un portrait tout en bleus, du turquoise au bleu roi.

D'où vient le bleu, et pourquoi il nous fascine
Le bleu a longtemps été une couleur rare. Il existe peu dans la nature sous forme de pigment, et les Égyptiens ont été parmi les premiers à le fabriquer : le bleu égyptien, obtenu en chauffant du sable, du cuivre et du calcaire, a coloré les fresques de la Méditerranée jusqu'à la fin de l'Empire romain.
Puis il y a eu le lapis-lazuli, extrait des montagnes du Badakhshan, en Afghanistan. Broyé, il donnait l'outremer, littéralement le bleu venu « d'outre-mer ». À la Renaissance, c'était le pigment le plus cher de la palette, parfois plus précieux que l'or, et les peintres le réservaient souvent au manteau de la Vierge. En 1706, à Berlin, le bleu de Prusse devient l'un des premiers pigments de synthèse, et le bleu devient enfin accessible. En 1960, Yves Klein dépose à l'INPI la formule de son International Klein Blue, un outremer d'une intensité presque irréelle.
Aujourd'hui, le bleu est la couleur le plus souvent citée comme préférée dans les sondages en Europe. Je crois que c'est parce qu'il est celui du ciel et de la mer : il évoque la profondeur, le calme, l'infini. C'est exactement ce que je cherche quand je peins mes portraits en bleus sur aluminium, et c'est le fil de mon exposition BLUE.
Le geste, de près
Ce que l'on voit rarement sur une photo finale, c'est la matière. L'acrylique posée en couches épaisses, le pinceau qui glisse sur le reflet, les traces qui restent visibles. En live, je ne cherche pas à les effacer : elles racontent le temps passé devant vous.


Des lives qui m'ont construit
Peindre en public fait partie de mon chemin depuis des années. Il y a eu le live painting à Art Basel Miami en 2024, le gala des 100 ans de l'AS Monaco à l'Hôtel Hermitage, les éditions Solid'Art avec le Secours populaire au Carreau du Temple à Paris, à Lille et au Zénith de Montpellier, ou encore les performances dans les boutiques APM Monaco en 2025. Vous pouvez retrouver tout ce parcours sur ma page L'artiste.
À chaque fois, la même magie : un lieu, des gens, une surface vide au départ, et une œuvre qui naît devant tout le monde. Le We Connect Festival rejoint cette liste avec une saveur particulière, celle des premières fois.
Et si la prochaine scène était la vôtre ?
Un lancement, un gala, une soirée d'entreprise, un mariage : un live painting transforme un événement en souvenir que l'on garde au mur. Si vous aimez l'idée, écrivez-moi et racontons-nous votre projet. Et si vous préférez une œuvre déjà née à l'atelier, mes œuvres originales vous attendent.
À très vite, devant le chevalet ou au milieu de la fête.
David
English summary
On 15 October 2026, I took part as a live painter in the very first We Connect Festival at Solenzara Beach in Roquebrune-Cap-Martin, a festival where business meets music. Between 5 pm and midnight, I painted a blue, white and gold piece on a reflective surface in front of the guests. A week earlier, I warmed up with another live painting in Nice. I also tell the story of blue, from Egyptian blue and lapis lazuli ultramarine to Yves Klein, and why it fascinates us. Live painting has shaped my path, from Art Basel Miami to the AS Monaco centenary gala. Want one at your event? Get in touch.


Leave a comment
This site is protected by hCaptcha and the hCaptcha Privacy Policy and Terms of Service apply.